Présentation

En 2016, à partir du mois de mai, je retourne en résidence à l’hôpital psychiatrique de Ville Evrard pour y réaliser un film avec patients et soignants, sur un principe d’écriture collective que j’ai expérimenté l’année dernière dans le même cadre. Au terme d’un travail d’écriture et d’improvisation, un chef opérateur et un ingénieur du son me rejoignent pour le moment du tournage où les co-scénaristes deviennent comédiens.

Je considère ce type d’atelier comme un travail de laboratoire, permettant de se délester de la lourdeur de projets classiquement scénarisés et de se confronter à des pratiques amateurs qui infléchissent le mode de fabrication du film. C’est une façon de faire du cinéma comme on ferait du jazz, par opposition à la musique écrite.

Pour les participants, c’est une occasion de se confronter de façon très intime, puisque le corps de chacun est en jeu, au récit cinématographique. Nous partons ensemble du personnage et du comédien pour inventer l’histoire, les histoires du film.

Ce travail de création est aussi, pour les participants, un espace d’affirmation de soi et de distanciation ludique.

Simon Gillet